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Xavier Macaire : « Faire aussi bien sur les prochaines étapes »

Après avoir savouré sa première victoire sur une Solitaire du Figaro, Xavier Macaire s’est vite tourné vers la deuxième étape de cette édition 2020. Rien n’est joué et le skipper de Groupe SNEF le sait parfaitement. Après trois jours de repos à Saint Quay Portrieux, le départ de la deuxième étape en direction de Dunkerque via les côtes sud de l’Angleterre (404 milles) sera donné ce dimanche 6 septembre à 11h. Fort de son succès sur la première manche, Xavier Macaire est en confiance et plus que jamais concentré pour réitérer l’exploit.


Ressens-tu une certaine pression à la veille de cette deuxième étape ?

« Comme toujours il y a de l’enjeu donc de la pression. C’est une pression normale, liée à la compétition, à l’envie de bien faire car c’est la course la plus importante de l’année. Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas de pression. Mais elle n’est pas liée à ma victoire sur la première étape, elle est liée à mon envie de continuer à bien naviguer, à ne pas faire d’erreur sur la prochaine étape. Ça commence donc par la concentration dans la préparation, il faut être organisé et méthodique, prendre les choses une à une pour partir l’esprit libre, uniquement concentré sur l’étape. Cette dernière journée est donc consacrée à l’étude des fichiers météo, la préparation de mon avitaillement, au repos, je veux que tout soit calé pour ne pas être pollué par autre chose que ma navigation pendant l’étape.

Je suis parti en confiance sur la Solitaire, il n’y a pas de raison que je ne le sois plus après une victoire. La seule pression que je me mets, c’est de faire aussi bien sur les prochaines étapes. »


Comment se présente cette étape vers Dunkerque ?

« L’anticyclone des Açores s’étend jusqu’en Manche et en Bretagne et on est dans la courbure anticyclonique donc on aura du vent d’Ouest-Nord-Ouest. Quand on va monter vers l’Angleterre, nous serons calés entre cet anticyclone qui se décale dans l’Est et une dépression au Nord de la Grande Bretagne avec un bon flux d’Ouest-Nord-Ouest. Puis on aura un flux d’Ouest-Sud-Ouest a priori assez soutenu entre l’Angleterre et Dunkerque donc on va faire une bonne partie de l’étape au portant. Ça va être sympa, il va y avoir de la glisse ! Si le vent est fort, on sera plus en mode survie, si c’est modéré, ce sera essentiellement de la conduite et du positionnement. »


L’arrivée à Dunkerque risque-t-elle d’être tendue avec le DST de Calais qui prend beaucoup de place ?

« Ce qui est sûr c’est que le DST canalise notre zone de navigation, nous serons obligés d’évoluer entre celui-ci et la côte, qui en plus est haute à cet endroit. Mais normalement nous serons au portant donc on ne devrait pas avoir à louvoyer le long de la côte contre le courant en mode gagne-petit forcément éprouvant. Il faudra se focaliser sur le positionnement et la vitesse du bateau sur cette dernière phase de l’étape. En tout cas je vais naviguer en mer du Nord pour la première fois, c’est chouette de découvrir encore de nouvelles zones de navigation ! »




Contact Presse : Julie Cornille – 06 62 88 81 18 – cornille.julie@gmail.com

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