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Xavier Macaire : « Ce n’est pas fini ! »

Xavier Macaire avait annoncé une deuxième étape de la Solitaire du Figaro plus courte mais plus intense. Le skipper de Groupe SNEF a été servi : dans le match dès l’entame, en embuscade derrière le trio de tête, il a malheureusement dû faire face à une panne de son logiciel de navigation à partir de lundi midi, rendant toute stratégie et routage impossibles… Avant de prendre un casier de pêche dans sa quille lundi soir, l’obligeant à plonger sous le bateau pour le décoincer et à concéder du terrain à ses adversaires.



Malgré ces péripéties, Xavier Macaire s’est accroché et pointe finalement en 14ème position à l’arrivée à Fécamp, 2 heures 24 minutes et 10 secondes après le vainqueur, et se classe désormais 2ème du classement général provisoire, à 1 heure 36 minutes et 55 secondes de la plus haute marche. Rien n’est terminé donc, il reste deux étapes et le Sablais sait qu’il a les armes pour rattraper ce retard.


« Je suis un peu déçu de cette étape parce qu’elle s’annonçait bien, j’ai fait un beau début de course durant les premières 24 heures. Mais ça s’est dégradé lundi quand mon logiciel de navigation est tombé en panne, je n’avais donc plus d’outil informatique pour la météo, la stratégie, les courants, j’ai dû faire les deux tiers de la course à l’aveugle. Enlever ADRENA à un coureur de la Solitaire du Figaro c’est comme enlever ses couteaux à un cuisinier.

Une autre galère s’est enchaînée à la nuit tombée le même jour quand j’ai accroché un casier. Il s’est bloqué sous la quille, j’ai dû plonger, c’était une opération risquée et périlleuse mais ça s’est bien passé, j’ai réussi à m’en sortir. J’ai mis ma combinaison, j’ai emporté ma balise AIS, ma lampe, mon cutter, mis un bout flottant derrière le bateau, j’ai affalé le génois et ai sauté à l’eau. Il a fallu trouver l’inspiration pour plonger et couper le bout du casier qui était bloqué quasiment en bas de la quille. L’opération s’est bien passée, j’ai réussi à le couper et à me rattraper au safran pour remonter dans le bateau en fraction de seconde.

Mais dans l’histoire j’accuse 3 milles de retard, trempé, sans ADRENA, le bateau en vrac… Ç’a été dur de me remettre dedans. Pour la suite de la route j’ai essayé de me raccrocher à ce qu’on avait vu au briefing météo avant le départ mais beaucoup de choses avaient changé, ça ne s’est pas passé comme j’imaginais. J’ai plutôt contourné Guernesey par l’ouest et ce n’est pas passé. Donc j’ai repris encore du retard qui s’est encore allongé au niveau du raz Blanchard et de Barfleur. C’était dur de voir les bateaux s’éloigner et de savoir ce que ça représentait en temps perdu. Très vite j’ai fait la traduction distance-temps mais j’ai essayé de ne pas me focaliser dessus, de rester serein, de faire marcher le bateau. Je termine sur une note plutôt positive parce que je réussis à grappiller quelques places avant l’arrivée, j’ai limité un peu les dégâts. Et je relativise aussi, ce n’est pas un démâtage, une casse de safran ou une panne de pilote qui sont rédhibitoires pour la suite de la compétition.


Maintenant on a fait deux étapes sur cette Solitaire. La première était super, la deuxième dans le dur, j’attends de voir ce que vont donner les deux autres ! J’espère qu’elles vont être belles. En tout cas ce n’est pas fini, on voit bien qu’il se passe beaucoup de choses sur toutes les étapes ! »




Contact presse : Julie Cornille – 06 62 88 81 18 – cornille.julie@gmail.com


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