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« Une étape plus courte mais plus intense »

Exit sa belle victoire sur la première étape, Xavier Macaire est maintenant tourné vers la deuxième manche de la Solitaire du Figaro qui mènera les concurrents de Lorient à Fécamp sur un parcours de 490 milles. Même s’il dispose d’une belle avance au classement général provisoire, le skipper de Groupe SNEF ne veut pas se reposer sur ses lauriers car il sait que rien n’est joué. D’autant que, même si elle est plus courte, cette deuxième étape sera un gros morceau : fini la navigation semi-hauturière, place à la pointe Bretagne, la Manche, les courants, les effets de site…

Coup d’envoi demain dimanche 29 août à 14h.



Xavier, comment te sens-tu après cette escale lorientaise ?

« Je suis bien reposé, focus pour la suite. On a eu peu de temps d’escale mais je l’ai bien mis à profit pour checker le bateau avec Axel Levesque, mon préparateur. J’ai profité du beau temps et de ma famille car ma compagne et mes enfants sont venus me voir pour fêter cette victoire ; ça m’a fait plaisir de passer un peu de temps avec eux, même si les créneaux étaient courts, c’était ressourçant. Je suis maintenant bien concentré pour la deuxième étape, je vais faire mes courses, préparer ma météo, le départ de demain va arriver vite. »


Comment abordes-tu la deuxième étape après ta victoire ? Mentalement, on remet les compteurs à zéro ?

« Je suis très content de cette première étape, c’est fantastique ce que j’ai fait mais je me concentre désormais sur la suite. Je pars en confiance c’est vrai, mais j’étais également en confiance à Saint Nazaire avant le départ de la première manche. J’ai envie de bien faire, de bien travailler et pour ça je ne dois pas regarder dans le rétroviseur. Je ne veux surtout pas me reposer sur mes lauriers de la première étape, sur l’avance que j’ai au classement général provisoire et encore moins essayer de contenir mes adversaires. Le but est de faire une belle navigation, de continuer dans le bon influx dans lequel j’étais. »


Parle-nous de cette deuxième étape, comment la vois-tu ?

« C’est un schéma bien différent de la première, on n’est plus dans la navigation au large avec une traversée du golfe de Gascogne, là ce sera beaucoup de côtier avec des passages difficiles au raz de Sein, le chenal du Four, les côtes bretonnes et normandes, le raz Blanchard. Ça ne va pas être facile car il y a beaucoup de courants, des algues, du trafic maritime, des effets de site car le vent est très changeant. Ça va être intéressant et surtout il va falloir être concentré tout le long et efficace. Par exemple, trouver les bons moments pour se reposer parce qu’il ne va pas y en avoir énormément et il faudra rester lucide jusqu’à la fin de l’étape. Elle devrait durer 3 jours, elle sera plus courte mais aussi plus intense que la précédente. »


Quelle météo vous attend ?

« On a une belle situation avec un anticyclone situé sur les îles britanniques, on aura du vent de Nord-Est modéré entre 10 et 18 nœuds, du beau temps mais beaucoup de près. Donc on va naviguer beaucoup au louvoyage ce qui veut dire tirer des bords, cela va donc ouvrir le jeu à des options stratégiques, on ne sera pas dans la navigation en ligne droite vers le but. Il y a de l’enjeu sur les options choisies par les uns et les autres, ça va être ouvert en Manche, de la pointe Bretagne jusqu’à l’arrivée. »



Contact presse : Julie Cornille – 06 62 88 81 18 – cornille.julie@gmail.com

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