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Très belle entame pour Xavier Macaire, 5e de la Solo Maître Coq « Je me suis acharné pendant 48 h"

Xavier Macaire a franchi la ligne d’arrivée de la Solo Maître Coq ce samedi 27 juin à 12h50 en 5e position au terme de 340 milles éprouvants. Conditions météo aléatoires avec de nombreux petits coups à jouer, mer formée, un Figaro Bénéteau 3 rarement confortable… Le retour (tardif) à la compétition pour cette saison 2020 a tenu ses promesses ! Avec cette belle 5e place, le skipper de Groupe SNEF confirme la travail effectué cet hiver en entraînement et se veut optimiste pour les prochaines échéances.

Xavier, comment s’est passé ce retour à la compétition ?

« Je suis très content de ma course, j’avais vraiment une bonne vitesse, une bonne inspiration. Je me suis donné beaucoup mal pour être dedans tout le temps, j’étais au taquet pendant toute la course, à tactiquer, régler, changer de voile. J’ai travaillé non-stop pendant 48 heures, je ne me suis presque pas reposé, je pense avoir dormi 1h30 en tout et pour tout… Je suis satisfait parce que j’ai réussi à corriger les déficits que j’avais dans certaines allures l’année dernière, j’avais tout le temps une bonne vitesse, quelles que soient les conditions ou la voile utilisée. Et à force d’être très régulier et de ne rien lâcher pendant deux jours, j’ai réussi à effectuer une bonne trajectoire, à être dans le bon paquet, toujours dans le match. Jusqu’à cette fin de nuit durant laquelle, alors que j’étais deuxième entre Tom Laperche et Corentin Douguet, je me suis pris un paquet d’algues monstrueux qui m’a fait perdre beaucoup de places. J’étais énervé et dépité. Quand tu as l’influx, que tu n’es plus très loin de l’arrivée et que ce genre de pépin t’arrive, c’est rageant. »


Pour autant tu parviens à réaliser un très bon résultat malgré les algues…

« Je suis en effet très content de cette 5e place ! Je pense aussi au Championnat de France Elite de Course au large, au niveau comptable c’est très bien. Je suis forcément déçu de ne pas monter sur le podium mais je veux garder le positif. J’ai fait des supers progrès cet hiver dans toutes les conditions, à toutes les allures, je sens que j’ai la capacité de faire un podium. »


Heureux d’avoir retrouvé ton Figaro Groupe SNEF ?

« J’avais oublié à quel point ce bateau est dur ! Il faut être tout le temps dessus, ça tape, ça bouge, on est mouillé en permanence, on se cogne partout. D’autant que la mer était très formée et croisée donc le bateau faisait des sauts de vagues impressionnants. C’était chaud quand il fallait aller préparer une manœuvre ! Tu te fais éjecter, le bateau gite beaucoup, tu es trempé, c’est vraiment éprouvant. Le sentiment est presque mitigé : je suis content de reprendre la compétition, de constater des progrès, d’être efficace. Je me suis arraché pendant 48 heures ! Mais c’est vrai que c’est dur à vivre parce que le bateau n’est pas facile et il y a beaucoup d’algues qui mettent du hasard dans l’effort que tu as produit. »

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