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Le Team Snef remporte la Niji40 - La victoire de la persévérance

Xavier Macaire, Pierre Leboucher et Carlos Manera Pascual viennent de remporter la première édition de la Niji40, au terme d’une bataille navale de 14 jours 20 heures 6 minutes et 28 secondes.

Partis de Belle-Ile-en-mer le dimanche 7 avril dernier à 13h, ils ont franchi la ligne d’arrivée à Marie Galante ce lundi 22 avril à 9h 06 minutes et 28 secondes (heure française). Le Class40 Groupe Snef aura parcouru 4 066,40 milles à une vitesse moyenne de 11,42 nœuds.



Durant les deux semaines de cette transatlantique dédiée aux Class40, le Team Snef aura dû composer avec toutes les conditions météo, avec notamment deux belles dépressions, dans le golfe de Gascogne et aux Açores, rendant la mer difficile avec une houle croisée. Un temps digne des mers du Sud en plein océan Atlantique ! Il a fallu aussi négocier de nombreuses zones de transition, propices aux retournements de situation et à une pression de tous les instants.


L’histoire retiendra également la formidable bataille que se sont livrée les Class40 Groupe Snef et Acrobatica, véritable mano a mano en plein cœur de l’Atlantique. Alors que le trio mené par l’Italien Alberto Riva tenait la tête depuis près d’une semaine, Xavier Macaire et les siens leur ont chipé la première position le 17 avril, à la faveur d’une rotation du vent, pour ne plus jamais la lâcher. Restaient 5 jours de course durant lesquels il a fallu résister aux assauts d’Acrobatica, être sans cesse aux réglages et à la stratégie pour grappiller le moindre mille, le moindre nœud, et les garder à distance. Une bataille de tous les instants que le Team Snef a géré de main de maître.

Cette victoire vient couronner la course exemplaire de Xavier, Pierre et Carlos qui ont su gérer leur navigation, leur bateau, leur trio. Unis par un même objectif, les navigateurs ont fait preuve d’une véritable symbiose sur l’eau qui se ressent encore la ligne d’arrivée franchie.

Xavier Macaire : « Il ne fallait pas lâcher le morceau »

« Cette Niji40 était passionnante mais ne nous a laissé aucun répit ! Au niveau stratégique, technique, au niveau navigation ou encore fonctionnement à bord en équipage, tout était vraiment passionnant. On a été à fond tout le long de la traversée, avec des conditions plutôt engagées avec les deux dépressions dans le Golfe de Gascogne et aux Açores.

Nous avions vraiment pour objectif de faire les choses bien et d’être au top, pour gagner. Il ne fallait pas lâcher le morceau, ne pas rater un seul coup, être tout le temps dans le rythme. On n’a pas été en tête tout le long, mais on est toujours restés positionnés, à l’affût de la moindre opportunité. On réfléchissait sans cesse à notre stratégie, on réglait constamment le bateau pour maintenir une vitesse optimale. On a fait en sorte d’être toujours dans le match, prêts à attraper cette victoire.

Dans la dorsale, entre les deux dépressions, on a réussi à passer en tête à la faveur d’une belle vitesse et d’une belle trajectoire. On a su se positionner, garder le cap, pour saisir notre chance. Ensuite on creuse un peu notre avance jusqu’à avoir un petit matelas confortable. Il s’est amenuisé petit à petit, on n’était pas sereins sur la fin d’ailleurs. Mais on a réussi à tenir jusqu’à l’arrivée, dans la pétole, sur une mer d’huile.

C’était vraiment une belle bagarre avec l’équipage d’Acrobatica. Depuis le début (Groupe Snef et Acrobatica ont passé le waypoint Niji bord à bord, ndlr), ils ont été de rudes concurrents. On les a beaucoup surveillés, c’était un match de haut vol avec eux, c’était super. Ça oblige à être dessus tout le temps, on ne peut pas se reposer sur nos lauriers, on ne doit pas leur laisser de marge.

A bord, tout s’est super bien passé. Une bonne entente, une belle coordination. Avec Pierre on se connaissait déjà pour avoir participé à la dernière Transat Jacques Vabre ensemble, on a pu affiner notre fonctionnement. Et avec Carlos, c’était vraiment super ! Un personnage génial, hyper positif, enthousiaste, qui s’engage et se donne du mal. J’ai beaucoup apprécié de naviguer avec lui, je suis vraiment très content. On a fait un beau trio avec une bonne organisation, tout ça participe aussi à la victoire. »


Pierre Leboucher : « Un équipage solidaire »

« Je garde beaucoup de beaux souvenirs de cette Niji40. Le départ était vraiment chouette, on a fait un super start, un bon premier tour qui nous a bien mis dans le match avec un équipage au taquet direct.

La grosse tempête restera également un autre souvenir marquant. Voir de la mer aussi grosse, être obligé de lever le pied pour préserver le bateau et les bonshommes, alors que d’habitude on cherche toujours à pousser le bateau à 100%... Avant de pouvoir gagner, il faut arriver donc on a fait le choix de laisser passer le gros temps.

Je suis aussi très content de cette victoire car on a fait du près pendant 6 jours et ce ne sont pas les conditions idéales pour le Class40 Groupe Snef qui est plutôt typé pour le portant. Or on a réussi à en tirer le maximum, à bien se placer, à recoller tout le temps sur la tête de course. Et quand on a enfin eu du portant, on a pu creuser l’écart. Ça n’a duré que trois jours, donc je suis vraiment content car cela montre que l’on a bien mené le bateau au près.

L’équipage était super solidaire, on était tout le temps au taquet, tous sur la même longueur d’ondes. On n’a jamais lâché, on a toujours cherché à optimiser les trajectoires, la vitesse du bateau. Et tout ça dans la bonne ambiance ! C’était vraiment sympa de naviguer à trois avec Xavier et Carlos. D’autant que Carlos parle le français mais ce n’est pas sa langue maternelle, chapeau à lui, il s’est super bien adapté, il a relevé un sacré challenge ! »

Carlos Manera Pascual : « Quelle chance d’apprendre aux côtés de Xavier et Pierre ! »

« C’était une course intense ! J’ai eu beaucoup de chance de la partager avec ces deux grands marins que sont Xavier et Pierre. Je suis vraiment content car j’ai réussi à apprendre et à partager leur expérience. Et pour finir, gagner, ce qui n’est pas tous les jours !

Je suis habitué à naviguer en solitaire, naviguer à trois ça change beaucoup. Le rythme n’est pas le même : il permet de pousser beaucoup plus le bateau mais aussi de se reposer plus facilement. C’était une transat très intéressante parce qu’elle n’était pas traditionnelle avec deux dépressions, deux anticyclones. On n’a pas l’opportunité tous les jours de naviguer dans des systèmes météorologiques comme ça.

Je veux vraiment remercier l’équipe Snef, ça a été un plaisir d’embarquer avec le Team. Merci à Xavier pour cette opportunité, j’ai vraiment senti que je faisais partie de la maison ! »

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