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La Solitaire du Figaro - Xavier Macaire : « Aujourd’hui je me sens fort »

A près d’une semaine du départ de la Solitaire du Figaro, Xavier Macaire effectue les derniers préparatifs pour le rendez-vous majeur de sa saison de Figariste. Malgré un début d’année particulier, le skipper de Groupe SNEF sait qu’il a encore progressé et entend bien se démarquer de ses concurrents pour aller chercher son rêve : remporter l’épreuve.

Longue de 1 826 milles, la course se déroulera en quatre étapes entre Saint Quay Portrieux, Dunkerque et Saint Nazaire, via le Fastnet, les côtes anglaises et Wolf Rock, l’île d’Yeu, Belle-Ile et Groix. Un parcours une nouvelle fois très exigeant qui sera forcément le théâtre de rebondissements. Xavier Macaire le sait : il faudra rester concentré pendant trois semaines pour espérer briller à St Nazaire, l’arrivée finale de cette 51ème édition de la Solitaire du Figaro.

Que t’inspire le parcours de cette Solitaire 2020 ?

« C’est un beau parcours avec les marqueurs habituels de la Solitaire : la Manche, le Fastnet, l’Irlande, des courants à négocier, du trafic commercial et de pêcheurs à gérer. La dernière étape, une boucle au départ et à l’arrivée de St Nazaire avec un passage par l’île d’Yeu et l’île de Groix se déroule un peu sur mon terrain de jeu d’entraînements avec le Team Vendée Formation. En revanche je vais découvrir la mer du Nord avec l’arrivée de la deuxième étape à Dunkerque, c’est tout nouveau pour moi car je n’ai jamais poussé plus loin que Dieppe pour l’instant.

Nous naviguerons beaucoup le long des côtes avec ce que cela implique, les courants, les algues aussi qui sont plus difficiles à gérer en Figaro Bénéteau 3 ; on traversera également plusieurs fois la Manche, il faudra donc être vigilant avec le trafic. Après on verra en fonction de la météo, si on a une étape avec peu de vent, celle-ci deviendra tout de suite plus difficile, avec des moments extraordinaires comme celui qu’on a vécu l’année dernière à Aurigny ; s’il y a beaucoup de vent, la navigation n’est pas forcément plus simple car il faut évoluer dans les cailloux et les courants dans ces conditions. On verra donc en fonction de la météo, si elle est plutôt stable ou non. Elle sera encore une fois une actrice importante de cette mythique course. »


Que fait un skipper à une semaine du départ de son rendez-vous le plus important de l’année ?

« Pour l’instant je suis encore dans la phase de préparation qui est très importante car on ne peut pas se permettre des erreurs ou des oublis. J’ai fait hier un aller-retour à La Rochelle chez Incidences pour effectuer des petites modifications sur ma grand-voile, aujourd’hui j’ai un briefing météo avec Christian Dumard pour bien préparer le parcours, je vais aller voir l’ostéopathe pour être bien dans mon corps avant le départ, je suis en lien permanent avec Axel mon préparateur pour se caler sur le matériel à emmener, et je vais sans doute effectuer une dernière navigation de calage avant que le bateau parte à St Quay Portrieux. Ce sont des moments décisifs car on n’est pas encore dans le stress de la course mais on sent bien que le temps s’amenuise petit à petit quand même et qu’on va bientôt partir. Le Figariste est toujours en réflexion à moyen ou long terme sur ce qu’il doit préparer ou ce qu’il peut encore améliorer. Il faut ensuite choisir le moment où on arrête de se projeter et d’anticiper, et au contraire trancher. Ce n’est pas facile parce qu’on a toujours des idées, des envies de modification pour le confort, la performance, la fiabilité ! Et donc plus on se rapproche de la course, plus il faut savoir se limiter aux priorités et accepter d’arrêter de modifier, d’améliorer. Clairement je suis actuellement dans cette phase, celle où il faut arrêter les choses, les fixer. »


Comment te sens-tu à presque une semaine du départ ?

« Il est clair que j’ai envie de tout donner, le début de saison a été particulier, la Transat AG2R La Mondiale qui était prévue à mon programme n’a pas pu avoir lieu, mais on a quand même eu la chance de pouvoir participer à des courses dès la fin du confinement, ce que l’on n’imaginait pas vraiment en mars/avril… La Solitaire du Figaro est la course de l’année, c’est le rendez-vous pour lequel je m’entraîne tout le temps, pour lequel je travaille, pour lequel je vis. Chaque année j’ai envie de la gagner, c’est vraiment le graal. Je me sens prêt, en capacité de le faire. Comptablement mon début de saison n’est pas extraordinaire mais paradoxalement je sens que j’ai progressé, je suis en phase avec mon bateau, je me sens performant. Je ne constate pas de déficit de vitesse comme j’avais pu avoir les années précédentes, même en Figaro Bénéteau 2. J’ai beaucoup travaillé cet hiver, avec le Team Vendée Formation, avec Morgan Lagravière et j’ai comblé des déficits que j’avais à certaines allures l’année dernière. C’est une excellente base avant la Solitaire. Si la forme et la réussite dans ma stratégie suivent, ça peut donner un bon mélange ! Aujourd’hui je me sens fort, donc s’il y a un bon alignement des planètes, ça peut faire très mal. »



Etape 1 : Baie de Saint Brieuc – Baie de Saint Brieuc (642 nm) / Départ le 30 août

Etape 2 : Baie de Saint Brieuc – Dunkerque (497 nm) / Départ le 6 septembre

Etape 3 : Dunkerque – Saint Nazaire (504 nm) / Départ le 12 septembre

Etape 4 : Saint Nazaire – Saint Nazaire (183 nm) / Départ le 19 septembre




Contact Presse : Julie Cornille – 06 62 88 81 18 – cornille.julie@gmail.com

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